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Lundi 17 décembre 2007

 
 

 

QU’EST CE QUE LA GAUCHE ?

 

WHAT IS LEFT ?

 

Le futur de la gauche démocratique

En général, la gauche désigne les mouvements qualifiés de progressistes.  La gauche comprend généralement la sociale démocratie, le socialisme, le communisme, l’anarchisme.

 

Selon les pays et les circonstances, les libéraux se retrouvent à gauche, (lorsque le libéralisme économique prime, mais que le conservatisme s'exerce sur les mœurs : cas des USA) ou à droite,  (inversement quand l’interventionisme économique est dominant mais les mœurs relativement libres : cas de la plupart des pays européens).

 

Selon les points de vue, les extrêmes font ou non partie de la  gauche, et de la droite. Tant pour des raisons de fond que pour des raisons politiciennes, les « modérés » d'un bord ont tendance à rejeter leurs extrêmes et donc affirmer que non ; le politicien expérimenté étant même capable d'affirmer tout à la fois que le parti extrémiste n'est pas de sa famille politique mais que l'électeur extrémiste en est. Vu de l'autre bord, les différences paraissent moins marquées, et selon les considérations politiciennes locales (selon qu'on cherche à diviser ou à diaboliser l'adversaire) on séparera ou au contraire on rapprochera les extrêmes des « modérés ».

 

Qu'en est-il aujourd’hui de la gauche ? Voilà la question qui revient aujourd’hui lorsqu’on parle de politique. En réalité la crise ne concerne pas seulement le rôle et l'importance de la gauche, qui eux, sont toujours actuels, mais plutôt à un changement du sens du mot  "socialiste".

 

Dans les premières années de l'après-guerre on a assisté à la création de deux gauches: La gauche socialiste et la gauche communiste. Puis, au cours des années un nombre grandissant de groupes politiques vont aller grossir les files de la gauche, en créant une grande variété mais au même temps de grandes différences, qui, à la longue, risquent d’épuiser la gauche même.

 

Le problème est donc dans la recherche de nouveaux instruments de travail qui permettent de concilier des idées différentes, quoique internes au groupe.

 

Deux modèles prédominent: 

 

  • Le modèle méditerranéen, basé sur une sorte de socialisme des citoyens;

     

  • Le modèle scandinave, caractérisé par un socialisme des travailleurs.

     

Pour mieux analyser la gauche d'aujourd'hui,  il faut répondre à quelques questions fondamentales:

 

·        Qu’est-ce que la gauche?

 

·        Comment est la gauche?

 

·        Qui en sont les acteurs ?

 

·        Quels sont les instruments?

 

Il est fondamental d’établir ce que c’est que la gauche et, par conséquence, bien en définir l'idée. Il est aussi important d’indiquer d’une manière cohérente les objectifs communs aux gauches des différents pays. Concernant la dernière question, il est nécessaire de déterminer les techniques de gouvernement. Il est fondamental d’établir aussi avec des lois ad hoc, les modalités de financement des partis, sujet très controversé et différent d’un pays à l’autre. Il est fondamental de  soutenir les militants et de créer une cohésion, du lien social  sociale entre eux. 

 

Le thème de la « définition » de la gauche est très complexe, car chaque définition finit toujours pour mécontenter quelqu'un pour la simplicité ou pour la signification restrictive que cela comporte.

 

La gauche se définit souvent par relation ou comparaison ou contradiction avec la droite. Une manière très simple de comprendre la gauche, est d’utiliser la différenciation de la droite comme clé de lecture.

 

La gauche, se fonde sur la possibilité de projeter la société, de la changer.  La  gauche croit qu’il est possible de modifier la société sur la base d'un projet politique. La droite croit par contre impossible de « projeter » la société, considérée presque immuable. La gauche, depuis toujours, est caractérisée par un penchant très vif vers le progrès et l'innovation ( sans tomber dans la faute commune, de croire que les conservateurs habitent seulement dans les milieux de la droite : l'histoire est pleine de conservateurs de gauche, ou qui se définissaient de gauche.) 

 

L'intérêt de la gauche se porte sur l'égalité des hommes et des femmes, sur la démocratie. Pendant que la droite insiste plutôt sur la liberté et sur l'autonomie individuelle. 

 

A ces dimensions, nous pourrions en ajouter une troisième, caractérisée par le dualisme entre l'identité humaine individuelle et les identités particulières. Cette division rappelle l'idée de fraternité, vue d’une manière extrêmement différente par les deux pôles.

 

La droite a cherché, et cherche encore aujourd’hui, de serrer des alliances avec des idéologies nationalistes, traditionalistes ou racistes; la gauche, de son côté, consacre ses efforts à la protection et au soutien des identités étouffées et opprimées.

 

Pour conclure, il est important de rappeler qu'il s'agit là de catégories descriptives et non pas d'évaluations de jugement.

 

 En tant que consultante dans une institution méditerranéenne, la Fondation Rosselli,  Institut de recherche engagé dans l'étude des politiques publiques au niveau italien,  européen et Méditerranéen, j’ai constaté depuis quelques années, que la Fondation  en travaillant à L’approfondissement de l'avenir d'un des principaux acteurs de la politique, dont la gauche démocratique, a caractérisé les défis de la gauche, à travers le monde comme suit : 

 

·        La crise du système économique Keynésien de L’Etat Providence; 

 

·        L'effondrement de l'empire soviétique

 

·        Le changement des repères traditionnels de référence géopolitiques

 

·        L'apparition de nouveaux pôles de développement économique; 

 

·        Le renforcement de dynamiques de solidarité sur une base ethnique et régionale

 

·        L'abandon des identités collectives comme les  notions de classe sociales;

 

·        Les difficultés dans cette période de crise des idéologies : crise du socialisme, crise du marxisme, crise du communisme…

 

Les études ont démontré également que la gauche dans le monde est en train d’être confronté aux succès  de la droite et du libéralisme porté par une mondialisation et une pensée unique, et dans le même temps, elle doit faire front à des exigences sociales et identitaires latentes. 

Deux précédentes rencontres, l’une à Oxford et l’autre à Turin, ont été réalisées dans le cadre d’un programme  intitulé WHAT IS LEFT.

 

Aujourd’hui, il est temps d’étendre ce programme au monde méditerranéen,  et d’organiser une rencontre élargie à toutes les composantes de la gauche marocaine et peut-être même à la gauche dans tout le  Maghreb méditerranéen. En posant les questions de l'héritage et l'avenir de la gauche, des droits sociaux et politiques des populations, de la démocratie économique et des nouvelles relations industrielles, la question des identités et des religions, cette rencontre  délivrera  le dénominateur commun d'une Méditerranée de gauche,  réponses communes aux problèmes des intégrations régionale et communautaires : le Maghreb, l’élargissement de l’union européenne, l’intégration de la Turquie, celle du Maroc… 

Ca au-delà des palissades et des incompréhensions, il est  possible de placer la dynamique évolutive de la gauche en Méditerranée comme une alternative aux questions nouvelles de développement économique, à celles de l’égalité, de la solidarité  et de la justice. 
 
 
 bouchra boulouiz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par boulouiz bouchra publié dans : Politique
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Lundi 17 décembre 2007

Fabriquer le futur

 

Innovation technologie et territoire

 

 

 

1-   Territoire et Economie du savoir.

 

 

Il y a de plus en plus imbrication réciproque entre Territoire et Economie du savoir. L’un et l’autre se développant ensemble, se développant  l’un par l’autre, créant par là les territoires du savoir

 

En effet, ce que l’on appelle l’Economie du Savoir est constitué par trois facteurs :

 

-          L'investissement formation et R&D,

 

-          Le développement des TIC,

 

-          La croissance et le partage des innovations constituent de nos jours.

 

L’économie du savoir pour se développer a besoin de tout le territoire,  a  besoin des territoires du savoir.

 

Et c’est la  combinaison de ces trois facteurs qui va créer les  territoires du savoir (au sens spatial) mais aussi au sens de l’imaginaire qui accompagne cette évolution.

 

L’aménagement du territoire, de plus en plus marqué par la polarisation et une organisation spécifique, qui vont rendre possible cette heureuse combinaison et déclinaison dans d’autres espace physiques.

 

Les exemples concrets sont nombreux et portent des noms de Silicon Valley ;  l'industrie du logiciel en Inde.  En Europe : Sophia Antipolis.  En Arabie, Dubay city. Au Maroc Technopolis de Rabat,  de Casablanca…

 

«  Avec les notions de « Société d'information », de « Société de connaissance » et « d'innovation » on a souvent à faire à des discours dominants, à des lieux communs consensuels, issus du management, et disons-le idéologiques », écrit Pierre Musso. « Il vaudrait mieux parler pour caractériser la société dans son ensemble de « capitalisme post-fordiste », de « capitalisme informationnel » (Manuel Castells), ou « d'économie des services » ou mieux, avec Dominique Foray, (rapport CAE 2004), « d'Economie Fondée sur le Savoir » dont les traits caractéristiques sont :  la progression historique des investissements en connaissance (dépenses en éducation, en R&D et en logiciel) ;  la montée en puissance des TIC, comme instruments de connaissance ;  l'importance des spillovers, c'est-à-dire de l'accès libre à des connaissances, des connaissances partagées et publiques, comme les logiciels libres. »

 

2-   Innovation [1]

 

La question de l'innovation est très vaste et bien complexe.

 

Selon l'Encyclopedia Universalis : « c’est tout changement introduit sciemment dans l'économie par un agent quelconque et ayant pour but et résultat une utilisation plus efficiente ou plus satisfaisante des ressources ».

 

« Si l'on considère l'histoire simplifiée des formes de l'innovation, on constate que deux approches (datées) de l'innovation perdurent dans les esprits : l'une romantique et l'autre hyper-rationnelle. La première est celle de l'entrepreneur ou du « génie » (modèle Léonard) créateur héroïque et solitaire. Cette vision romantique suscite encore des aventures individuelles (exemple récent des « starts-up » ou des créateurs de Google) et des « concours » (Lépine). Au XX me siècle se sont développés les laboratoires et centre de recherche-développement de grande taille, sortes d'usines de l'innovation liées au modèle fordiste d'entreprise où tout le processus de production est piloté par l'amont. Dans cette organisation, l'innovation est censée être positionnée après « l'invention » (issue de la recherche fondamentale et de la science) et avant le développement et son « insertion » dans la société ou sur le marché. Ce processus linéaire et rationnel qui irait de l'invention à l'utilisateur, via l'innovation, hante toujours les esprits, mais correspond rarement à la réalité, surtout dans une économie de services et de la « connaissance », pilotée par l'aval, c'est-à-dire par le désir et les rêves du consommateur final. »

 

L'innovation n’est plus un acte de laboratoire, isolé et spécialisé, il devient «  …un  phénomène collectif, complexe, long, itératif, associant les concepteurs, l'ensemble de l'entreprise, ses partenaires et ses concurrents, les médias et les utilisateurs, qui ne sont pas de simples « réceptacles », mais qui en deviennent des co-acteurs. »

 

«  Les lieux d'innovation sont désormais des réseaux d'acteurs interagissant, et structurés souvent autour de grands pôles puissants, des pôles d'excellence et de « compétitivité » combinant TICs, compétences, formation, qualité organisationnelle, rassemblant universités, écoles d'art ou de marketing, entreprises, laboratoires, starts-up... »

 

 

 

On peut donc considérer avec Pierre Musso, que plusieurs acteurs partagent l’innovation : concepteurs, médiateurs, utilisateurs...

 

On peut ajouter que des territoires sur lesquels on va édifier des lieux physique de partage sont imaginés: des technopolis (Sophia Antipolis), des Technopark, des ville intelligentes, des villes numériques….

 

 

3-   Imaginaire et innovation

 

Traiter de l'imaginaire, c'est travailler de façon indissociable « l'imagerie » des services et des produits nouveaux et les valeurs de l'entreprise. En effet, on constate une interaction entre l'imagerie des services et la culture d'entreprise, les deux s'alimentant. C'est ainsi au carrefour de plusieurs problématiques que se pose la question de l'imaginaire des services et des usages, notamment les représentations de la technique, le discours du management sur « l'entreprise intelligente et créative », la culture propre et l'histoire des centres de recherche, l'offre innovante de services, comme facteur de compétitivité....

 

Le travail sur « l'imaginaire » positionné en amont du processus, permet d'intégrer les usages et le marché de façon « légère », avant même le développement d'un prototype. A ce stade du processus, les concepts de services sont encore malléables, rectifiables, légers : ultérieurement, les contraintes sont telles que les rectifications deviennent difficiles ou onéreuses. Comme le montrent bien Miller et Morris à propos de « la R&D de 4ème génération », le processus d'innovation demande peu d'investissement matériel à ses débuts, mais beaucoup de créativité et d'imagination ; puis dans un deuxième temps, il se fige car l'investissement de réalisation (en temps et en coût) devient très fort et très contraignant. Il s'agit donc de privilégier le « léger » sur le « lour


[1] Lucien Sfez,  contracte invention et innovation dans un néologisme « Innovention », pour éviter la coupure entre science fondatrice (qui invente) et technique servante (qui innove).

 

 

par boulouiz bouchra publié dans : COMMUNICATION POUVOIR TECHNOLOGIE
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Lundi 17 décembre 2007

APPEL OUVERT

Cet appel a été signé par 100 personnes à ce jour. il est le produit d'un groupe de militants et militantes de gauche. Il est ouvert bien sûr. 

                POUR LA REFONDATION ET LA RENOVATION

DE L’USFP ET DE LA GAUCHE 

      Durant plusieurs décennies, l’UNFP puis l’USFP a été  le moteur de la Gauche marocaine, et celle-ci a formé le socle du mouvement progressiste, réformateur et moderniste. Ce mouvement, marqué par l’engagement militant et par les sacrifices consentis par plusieurs générations, a incontestablement permis au Maroc d’avancer dans la voie de la démocratisation et de l’ouverture de chantiers importants du développement économique et social. 

      Aujourd’hui le champ politique au Maroc est en questionnement, la gauche est divisée et l’USFP est en crise. Cette situation n’est pas une fatalité. Elle nécessite un redressement et l’engagement ou le réengagement des jeunes, des femmes et des hommes de gauche, de bonne volonté. 

      Le réinvestissement du champ politique par les citoyennes et citoyens exige une clarification politique et la construction d’une gauche forte, mobilisée et attractive dont l’émergence passe par la refondation de l’USFP. Cette refondation suppose un retour analytique pour agir sur les différents aspects de la crise multiple que traverse notre parti : identitaire, idéologique, de vision et de projet politique, organisationnelle et de leadership. 

      Cette crise est identitaire, car notre identité progressiste et socialiste s’est partiellement diluée, depuis 2002, dans une course à la participation dans des gouvernements composites sans cohérence idéologique. C’est pourquoi la refondation nécessite de revenir à un socle de conviction socialiste forte et à un ancrage à gauche qui redonnent à l’USFP sa place naturelle et historique dans l’échiquier politique marocain. 

      Parce que cette crise est aussi idéologique, la refondation implique de redéfinir une nouvelle plateforme idéologique. Nous nous référons certes aux valeurs universelles du socialisme démocratique, mais nous nous devons d’enrichir notre référentiel par la conception d’un socialisme moderne du 21ième siècle, en partant de nos réalités marocaines et intégrée à l’environnement international. Il ne s’agit pas ici d’un exercice académique mais de l’expression d’un positionnement idéologique qui fonde notre identité et notre action. 

      Parce que c’est une crise de vision, nos concitoyens se détournent de l’action et de l’engagement politiques. Nous avons donc le devoir de leur proposer un projet qui leur redonne de l’espoir et réponde à leurs aspirations et attentes. Ce projet repose sur notre attachement à l’Etat de droit et des institutions, aux libertés et à la bonne gouvernance. Il implique une nouvelle politique économique permettant une croissance forte, durable, respectueuse de l’environnement, et qui apporte de véritables solutions aux problèmes de l’emploi. Il passe par une lutte efficace contre le fléau de la pauvreté, de la misère et de la précarité. Il exige aussi une réelle politique sociale déterminée à réduire les inégalités sociales et régionales et à assurer le respect de la dignité de notre peuple. Il nécessite une politique éducative de qualité, de diversité et de modernité culturelles, d’innovations et de dynamisme technologiques, qui garantit au Maroc de tenir toute sa place dans le monde d’aujourd’hui et dans la société de l’information et du savoir. 

      La crise de l’USFP est aussi organisationnelle : les structures du parti ont été mises à mal par des pratiques sectaires et clientélistes, et par une stratégie purement électoraliste en rupture totale avec l’histoire de notre mouvement ; un grand nombre de militantes et de militants ont été ainsi contraints à geler leur activité. La refondation passe par une transformation organisationnelle, sur la base d’une éthique militante, pour rénover l’USFP, ouvrant la voie à la constitution d’un grand parti de gauche au Maroc, unifié et fort. 

      La crise de l’USFP est aussi une crise de leadership qui est défaillant dans les différents aspects de sa gestion. Au lieu d’en tirer les leçons nécessaires et permettant un véritable redressement, nos dirigeants s’enlisent encore dans une démarche archaïque et sans perspectives, pour se maintenir, contre vents et marées, dans l’immobilisme total. C’est pourquoi la refondation nécessite une direction moderne, collégiale, réellement démocratique et ouverte à l’expression libre au sein du parti ; ainsi que d’un leadership qui fédère au lieu de disperser les potentialités militantes. 

      Pour toutes ces raisons et pour d’autres, qui peuvent être mises en évidence dans le débat ouvert, nous appelons à la tenue d’un congrès de l’USFP en 2008 dont le contenu doit être à la mesure de la crise de notre parti et des défis posés. A l’instar du congrès extraordinaire du parti en 1975, ce congrès de 2008 doit être un congrès de refondation et de rupture qui ouvre une nouvelle phase politique. Nous lançons donc un appel ouvert à toutes les militantes et militants pour réinvestir et redresser notre parti, l’USFP. Notre démarche est ouverte et transparente. Elle s’appuie sur un débat public et fédérateur à l’intérieur du parti. Nous invitons, dans ce cadre, toutes celles et tous ceux qui sont intéressés, à contribuer à l’élaboration de la plateforme de la refondation de l’USFP.  

      La rénovation de l’USFP ouvre la porte à un grand rassemblement de la gauche. Nous lançons également un appel à toutes celles et à tous ceux qui se reconnaissent dans la gauche et le socialisme démocratique, d’investir le champ politique et rejoindre le mouvement pour la refondation nécessaire de la gauche. 

      Dans cet ardent devoir de refondation et de rénovation de l’USFP et de la gauche, nous nous engageons avec détermination, confiance et optimisme          

      

 

 

 

par boulouiz bouchra publié dans : Politique
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Vendredi 6 avril 2007

L’ARTICOLO  26 ottobre 2004

 

Quei Cambiamenti dell’islam visti dalle donne

 di Alessandro Di Rienzo 

 

Il Mediterraneo è un mare minore. Bagna tre continenti, è casa di tre religioni, è acqua di battaglia da quasi tremila anni. Troppi tra i nostri esperti di geopolitica guardano con maggiore interesse l’Oceano Atlantico, ma è nel mare Nostrum, casa del pensiero meridiano, che l’umanità scommette la sua emancipazione più grande. Napoli è porto di questo mare ed ospita una sede de la Maison de la Méditerranée, prestigioso laboratorio politico che intreccia cultura e religioni. Quest’anno la sede partenopea compie dieci anni; in occasione dell’anniversario il laboratorio ha organizzato un ciclo di seminari che dalla prossima settimana affronterà temi riguardanti il rapporto fra occidente e mondo islamico.

 

 

 

L’obiettivo è formare una nuova classe dirigente capace di considerare il nord Africa e il Medio Oriente non come terra di conquista, ma come partner per l’edificazione di una duratura pace e collaborazione. I seminari saranno coordinati da John Esposito, docente di studi islamici presso la Georgetown University, uno dei pochi intellettuali americani che guardano con maggiore curiosità ai mutamenti della società civile nei Paesi Islamici. Intanto ieri, nella sede della Maison de la Méditerranée, una scrittrice e un giornalista marocchino hanno parlato del ruolo delle donne e dei media nell’Islam.

 

 

 

L’islam, oggi, è una entità plurale. Corretto sarebbe dire gli Islam, patciwork di diverse entità religiose che variano dall’India, dalla Cecenia fino al Marocco. Anche negli Usa l’Islam ha radicato le sue radici sviluppando un’identità propria. Persino nel mondo arabo gli Islam si differenziano tra loro, non è questione di scismi, ma di vivere e interpretare la religione. Il questa chiave Ismail Alaoui, direttore del quotidiano Al Bayne e segretario del Partito del Progresso e del Socialismo del Marocco, ha salutato con entusiasmo le riforme sul diritto della famiglia adottate dall’attuale Re Moametto VI. Ora nel Regno di Marocco il ruolo della donna è parificato secondo il diritto di famiglia a quello dell’uomo ed è ammesso il divorzio.

 

 

 

All’uomo non è più consentito ripudiare la moglie secondo il rito islamico, prima bastava che ripetesse per tre volte la frase “tu non sei più mia moglie” e lo stato riconosceva l’avvenuta separazione. Alaoui si interroga se tradizione e modernità hanno un legame, e che rapporto può avere l’Islam con queste categorie. Da pensatore laico mette in guardia la platea “Laicità come modernizzatore? Non esiste laicità pura, in nessun luogo neppure in Francia? Ci viene ricordato che le leggi sul Concordato da noi risalgono a prima della seconda guerra mondiale, solo una revisione è stata ratificata nell’85; in Polonia i tribunali emettono sentenze sotto lo sguardo di un crocifisso, Israele porta la stella di Davide sui carrarmati, anche il parlamento europeo s’interroga su che riferimenti religiosi citare nel preambolo.

 

 

 

La scrittrice Bouchra Boulouiz rivendica la legge sul diritto di famiglia come il risultato di una lotta delle donne arabo-musulmane durata

quarant’anni. Per Boulouiz “la religione è assente dall’informazione, l’informazione nasce dalla tecnica. Esiste un divario enorme tra un occidente sovratecnologizzato e un Oriente che vive una fase di precomunicazione”. Il divario del mondo e letto dall’Occidente come approssimazione entropica, così “E facile cedere nel dualismo: “Occidente/democrazia/informazione/bene: e Oriente/entropia/discordia/male”. La scrittrice ha un moto di speranza, “i media sono capaci di catalizzare fratture radicali; non è l’avvento della stampa r riforma religiosa e determinare la fortuna della carta stampata. Possiamo auspicare l’attuale rivoluzione tecnologica come un risarcimento per la cultura islamica. Il dualismo di un Occidente dove regna l’ordine e di un Oriente comandato dal caos non da ragione d’esistere, ma la consapevolezza di avere avuto interlocutori rappresentativi di una realtà estremamente progressista è forte. Se a Casablanca si vive un rinascimento islamico e a Gaza che progressivamente si perde una idea laica della società. L’Occidente ne è responsabile.   

 IL DENARO 14 ottobre 2004

 

 

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Vendredi 6 avril 2007

 

 

 

 

Regione Campania

 

 

MAISON DE LA MEDITERRANEE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


COMUNICATO STAMPA

 

 

Lunedì 25 ottobre 2004, alle ore 17,30, presso la sede della Maison de la Méditerranée in Napoli alla Via Depretis, sarà presentato alla stampa il nuovo Segretario generale della Maison de la Méditerranée: Walter Schwimmer, già Segretario generale del Consiglio d’Europa fino al 31 agosto 2004, che dal 1 ottobre 2004 ha assunto questo incarico contribuendo con la sua esperienza ad implementare ulteriormente  l’attività della Fondazione per il dialogo tra le culture.

 

 

 

 

In questa occasione si svolgerà il V workshop internazionale dedicato all’Islàm dal titolo “L’Islàm fra tradizione e modernità: il ruolo delle donne e dei media”, con la partecipazione di esperti internazionali quali Ismail Alaoui, Bouchra Boulouiz  e John Esposito. Interverranno: Caterina Arcidiacono, Claudio Azzolini,  Michele Capasso, Francesca Corrao, Nullo Minissi .

 

 

Alla fine del seminario si svolgerà la cerimonia di assegnazione del “Premio Mediterraneo Informazione 2004” assegnato al quotidiano marocchino AL BAYANE ed al suo direttore Ismail Alaoui. (v.all.1,2).

 

 

 

 

La FONDAZIONE LABORATORIO MEDITERRANEO è stata designata dall’Unione europea e dal Governo italiano, dal

Con questa ulteriore responsabilità istituzionale la Fondazione, con la Maison de la Méditerranée, ritiene prioritaria ogni azione a favore del dialogo tra l’Islàm e l’Occidente ed in questa occasione sarà presentato il programma delle attività coordinate dal Comitato Scientifico Internazionale della Fondazione.

 

 

 

1 settembre 2004, “Antenna europea” e “Capofila della rete italiana” della Fondazione euromediterranea per il dialogo tra le culture Anna Lindh.

 

 

1 settembre 2004, “Antenna europea” e “Capofila della rete italiana” della

 

 

 

Napoli, Lunedì 25 ottobre 2004, ore 17 -Maison de la Méditerranée – Sala Vesuvio

 

 

Via Depretis, 130 (Angolo Piazza Municipio) R.S.V.P. -  tel.  081 552 30 33 –  fax 081 420 32 73.

 

 

www.euromedi.org

 

 

 

 

 

 

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